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Publiées aux Editions Baudelaire, "Les aventures de Zébu chaton au Vietnam", dont le premier opus est intitulé "L'affaire du cerf-volant",sont disponibles dans toutes les librairies depuis mai 2011.

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Le cas Charlie Bregman

Attention, certains mots contenus dans cet article peuvent heurter la sensibilité des enfants de moins de 12 ans.

 

FOCUS SUR...

CHARLIE BREGMAN

Il y a des rencontres artistiques qui sont tout simplement évidentes. Un soir de hasard, j’ai entrouvert la porte de Charlie Bregman. Il n’était pas là, seuls ses écrits m’ont accueillie. Tout d’abord, j’ai parcouru avec intérêt le contenu de sa page d’accueil, puis emportée par le style et la verve, j’ai fureté dans toutes les pièces à la manière d’une « gentlewoman » cambrioleuse. Je suis tombée presque par accident sur un trésor : « Les couilles de mon papa ».

Ainsi formulée la prose pourrait sembler vulgaire, cependant, trois lignes plus loin j’ai souri. Le paragraphe suivant je riais franchement, et lorsque ma lecture fut achevée le fou rire m’avait gagnée. Un lecteur qui se tient les côtes, c’est bon signe. Un auteur séduit par un autre auteur n’est pas forcément un gage de qualité, pourtant ma fibre d’écrivaine a vibré.

Pourquoi vous parler de Charlie aujourd’hui ? Parce que c’est un cas ! Il manie les mots avec une précision chirurgicale, pratique l’auto dérision comme peu d’auteurs en sont capables, quant à son humour il est aussi précis et acéré qu’un scalpel. Mais surtout Charlie s’est lancé dans une grande aventure : celle de l’autoédition.

Non content d’avoir du talent, Charlie est également courageux. Car il en faut des wagons de courage pour se lancer dans une telle entreprise ! Il va tout d’abord faire imprimer 30 ouvrages en « Avant-première Edition » ce qui lui permettra de démarcher des partenaires libraires ou particuliers. Vous, lecteurs, êtes directement concernés car vous avez la possibilité d’acquérir en exclusivité cet ouvrage. Les modalités se trouvent sur la page d’accueil de Charlie ainsi que l’historique de ses pérégrinations littéraires qui l’ont conduit à commettre son ouvrage.

Mais de quoi parlons-nous exactement ?

 

Le chef d’œuvre de Charlie BREGMAN s’intitule « Vivement l’Amour ». Loin de moi l’idée de me lancer dans une critique littéraire : je suis comme vous, j’attends mon exemplaire dédicacé avec impatience. Cependant j’ai eu accès à quelques informations sur le fond de l’histoire. Ne souhaitant pas être trop factuelle, j’ai choisi de vous en divulguer quelques tranches en me glissant dans la peau d’un panel de lecteurs.


Les adolescentes (16 ans).

- Hannnnnnn, c’est trop bien ! Je kiffe grave Charlie… J’aurais tellement aimé être à la place de Marina !

- Tu parles… Comment elle se la raconte grave la fille ! Nan mais t’as vu comment elle le traite le Charlie. Une vraie poufiasse…

- J’ai trop hâte de voir le film au ciné. J’espère qu’ils prendront Robert Pattinson pour jouer le rôle de Charlie… 

- Ha non, pas le vampire ! Moi je verrais plutôt Aston Kutcher…

- Trop naze Aston, en plus il vit avec une vieille. Moi je te parie qu’ils demanderont à Justin Bieber…

- En tout cas, je me demande à qui ils proposeront le rôle de la pétasse ?


Les jeunes femmes dans la vingtaine.

- Tu lis quoi ?

- Vivement l’Amour !

- Ça parle de quoi ?

- Bah d’amour !

- Tu peux développer ?

- Les premiers émois amoureux de Charlie, 15 ans, qui a une bonne tête de looser pour séduire la plus belle fille du lycée.

- Ne me dis pas que tu lis encore des trucs comme ça !

- Si, si. D’ailleurs je vais même le refiler à Théo.

- Tu vas faire lire ça à ton mec ?

- Direct ! Maintenant qu’il se prend pour un Apollon, je veux qu’il se rappelle comment il était avant : moche, truffé d’acné et défiguré par l’appareil dentaire tue l’amour qui va bien.


Les copines quadra bobo.

- T’as lu le dernier Beigbeder ?

- Non, là je suis sur Bregman.

- Bregman ? Connais pas. Il fait partie des prix littéraires de la rentrée ?

- Non, mais il aurait pu si son livre était sorti à temps.

- C’est philosophique ou autobiographique ?

- Plutôt autobiographique.

- En quoi son histoire se différencie-t-elle des autres ?

- Parce qu’elle fait référence à des standards qui sont ancrés dans notre adolescence. Comment te dire ? C’est profond, puissant, cela exprime d’une façon presque freudienne comment la diversité des émotions ressenties à l’adolescence a façonné notre « moi » intérieur.

- C’est fascinant ! Ma chérie, je compte sur toi pour me le prêter au plus vite.


Les amies d’enfance à présent grands-mères.

 

- Tu te rends compte, j’ai surpris  ma petite-fille de 15 ans en train de lire un pamphlet sur le sexe !

- Sur internet ?

- Pas du tout ! La petite avait récupéré un livre chez une copine : Vivement l’Amour que ça s’appelle !

- Oh, ce n’est que ça…

- Mais ma petite Odile tu perds la tête ? Rien que le titre est une atteinte aux bonnes mœurs.

- Non Clémence, c’est toi qui t’égards. Vivement l’Amour n’a rien d’un ouvrage porno, et n’incite pas à la débauche.

- Tu en parles comme si tu l’avais lu ?

- Je l’ai lu.

- Odile, tu m’inquiètes…

- Ne te fais pas de soucis pour moi. Va plutôt prendre un bain de jouvence avec Vivement l’Amour !

- Il n’en est pas question. J’ai passé l’âge de lire des ouvrages salaces.

- Ne dis donc pas de bêtises, on parle juste des émois amoureux d’un jeune garçon sur le point de vivre sa première fois.

- Ha ça, jamais ! De mon temps on rencontrait son mari, mais on ne s’essayait pas avant le mariage.

- Ecoute-moi bien ma petite Clémence, si tu avais pu essayer ton René avant le mariage tu te serais épargnée 40 ans d’emmerdements !


Lectrice, si tu as aimé « Le Petit Nicolas », si tu étais adolescente dans les années 80, si tu t’es identifiée à Vic (La Boum 1 et 2), si tu as plongé direct dans « LOL », alors tu ne peux pas passer à côté de "Vivement l’Amour".

Lecteur, si tu n’as jamais lu « Le Petit Nicolas » parce que tu n’aimais pas la lecture, si tu as bourgeonné comme un cerisier dans les années 80, si tu collectionnais « les pin’s » de John Travolta et si tu  regardais « Emmanuelle » en cachette sur le magnétoscope de tes parents, tu n’as pas le choix, il te faut "Vivement l’Amour".

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