Eden intemporel, posé à même l’écrin,
Paradis perdu entre terre et ciel divin,
Le souffle coupé je m’imprègne de ton âme,
Le cœur éparpillé, à tes pieds je me pâme.
Sur ta capeline chamarrée mon œil s’est posé,
Puis tendrement ma bouche te vola un baiser,
Silence. Tout entier il comble le vide
De sa présence. Magie d’un interlude.
Exquise, la rose blanche me murmura,
Que nos cœurs s’uniraient pour la première fois,
Dans le lit de la fontaine qui n’existe pas.
Eden intemporel je puise ma force en toi.
Investie de ta puissance, je m’abandonne
De corps et âme je me livre en ton écrin
Pour qu’à jamais, mon amour, tu m’emprisonnes
Dans la folle moiteur du creux de tes reins.
Immaculée toujours en moi tu palpites
Dans le marbre blanc de ta citée j’ai gravé
L’immortalité de notre amour partagé.
©zebuchaton.com 2010