Longtemps j’ai rêvé de cet instant.
Je te voyais devant moi gisant,
La noirceur de ton âme allant,
Vers les profondeurs du néant.
Longtemps j’ai rêvé de cet instant.
Toi, cruel bourreau maintenant,
Tu n’aurais plus rien de malveillant,
Juste une plaie de chair et de sang.
Si vulnérable et pas plus grand,
Que la fourmi face à l’éléphant,
Tu te plierais en me suppliant,
De bénir ton âme de charlatan.
Il est déjà loin le bon vieux temps,
Où le pervers régnait en sultan.
Ô regarde toi, pauvre manant,
La vie a fait de toi un dément !
©zebuchaton.com 2010