En ce mercredi pluvieux, Bambino tourne en rond dans la maison comme un fauve en cage.
Après avoir :
- découpé en minuscules morceaux une feuille de papier à l’aide de ciseaux crantés, jonchant ainsi la moquette du salon de confettis blancs,
- regardé 2 fois Blanche Neige en DVD (version courte de 20 minutes),
- miné le carrelage de la cuisine de boulettes de pâte à modeler,
- organisé une exposition de mini voitures dans l’entrée,
Bambino, affichant quelques signes de faiblesse, proposa de faire un break dans sa chambre située au 1er étage de la maison.
Un bon quart d’heure plus tard, Papa quitte son bureau du 2ème étage, descend quelques marches et :
- Ahhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Non mais c’est pas vrai, dîtes-moi que je rêve, s’écrie le géniteur de Bambino.
(Silence inquiétant, suivi d’un OUINNNNNNNNNNNNNN)
- Allez, descends, va raconter à maman tes bêtises, mais avant tu passes par le coin et tu comptes jusqu’à 1000 !
(Oulà, 1000, c’est beaucoup à 4 ans, me dis-je, l’affaire doit être grave)
- Mamaaaaaaaaaannnnnnnnn, papa il m’a volé mes crayons !
- Sans blague ? Et qu’as-tu donc fait pour mériter ça ?
- Rien du tout, lâcha le criminel en culotte courte.
- Rien du tout ! Rien du tout ! Hurla papa. Va montrer à maman ton œuvre d’art.
(Maman + Bambino en mode ascension de l’escalier)
- Ahhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Mais qu’est-ce que c’est que ça, criai-je indignée.
- Bah en fait, j’ai voulu écrire mon nom sur la porte de ma chambre pour qu’on sache que c’est là que je dors, expliqua le délinquant juvénile.
- De toute façon tu ne sais pas encore écrire, répliquai-je abattue devant l’ampleur des dégâts.
- Bah si, regarde là, j’ai fait des lettres…
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