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    Je me souviens d’un jardin clos de murs,

    De la terre craquelée en fracture,

    Du bourdonnement des abeilles en quête

    De pollen dispersé en gouttelettes.

     

     

    Je me souviens d’un grenier encombré

    De bagages et de toiles d’araignées,

    De tissus et de toile à matelas

    Habillant le sérail d’Ali Baba.



    Je me souviens de ce fauteuil lit,

    Cachette secrète de mes plus belles nuits,

    Prélude délicieux d’instants volés,

    Symbole de paix et de sérénité.



    Je me souviens des mercredis de danse,

    De l’autobus et d’une foule dense,

    De l’autoritaire Mona Rosalba,

    Et de la religieuse au chocolat.



    Je me souviens d’une pièce accueillante,

    Cuisine vivante, et horloge qui chante,

    Des glaces à la noisette et praline,

    Et des pots de confiture à la prune.



    Mes souvenirs d’enfance ne sont pas

    Rangés dans la maison où on les croit,

    Mes souvenirs d’enfance ne sont pas

    Confus, ils prirent naissance avec toi.


     

    ©zebuchaton.com 2010


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    Si tu as du cœur, si tu as une âme

    Jamais ne brise la beauté de la fleur

    Il ne faut pas qu'en ce jour elle se meurt

    Sa belle robe blanche en fait une dame

     

    ©zebuchaton.com 2010


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  • Eden intemporel, posé à même l’écrin,

    Paradis perdu entre terre et ciel divin,

    Le souffle coupé je m’imprègne de ton âme,

    Le cœur éparpillé, à tes pieds je me pâme.


    Sur ta capeline chamarrée mon œil s’est posé,

    Puis tendrement ma bouche te vola un baiser,

    Silence. Tout entier il comble le vide

    De sa présence. Magie d’un interlude.


    Exquise, la rose blanche me murmura,

    Que nos cœurs s’uniraient pour la première fois,

    Dans le lit de la fontaine qui n’existe pas.

    Eden intemporel je puise ma force en toi.


    Investie de ta puissance, je m’abandonne

    De corps et âme je me livre en ton écrin

    Pour qu’à jamais, mon amour, tu m’emprisonnes

    Dans la folle moiteur du creux de tes reins.


    Immaculée toujours en moi tu palpites

    Paradis adulé des souvenirs d’été

    Dans le marbre blanc de ta citée j’ai gravé

    L’immortalité de notre amour partagé.

     

    ©zebuchaton.com 2010


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    Revoir Paris avec toi, mon amour,

    Voler ces larmes de bonheur, toujours.

    Quelle était belle la rue des Saints-Pères,

    Lorsqu'ensemble nous y chantions la mer.


    Revoir Paris avec toi, mon amour,

    Glisser nos pas dans les galeries du Louvre.

    Embrasser du regard, Montmartre,

    Quelle était belle la rue des Saints-Pères.


    Revoir Paris avec toi, mon amour,

    Flâner dans les jardins du Luxembourg.

    Admirer les artistes Place du Tertre,

    Quelle était belle la rue des Saints-Pères.


    Revoir Paris avec toi, mon amour,

    A Bagatelle se perdre au détour

    Du chant de la flûte traversière.

    Quelle était belle la rue des Saints-Pères.


    Revoir Paris avec toi, mon amour,

    Glisser ma main dans la tienne, toujours.

    Quelle était belle la rue des Saints-Pères,

    Quand ton coeur battait au son de la terre.


    23 septembre 1998


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    Depuis toujours dans mes rêves est l'Orient,

    Comme un parfum magique et enivrant,

    Effluve furtif des odeurs d'un sérail,

    Où les femmes seraient vêtues de corail.


    Au son d'un fifre j'aperçois la mosquée,

    Où les maharajas vont nus pieds,

    Où retentissent les chants et les prières,

    Et où le dimanche se retrouvent les mères.


    Dans le lointain un homme charme un serpent,

    Qui danse dangereusement en sifflant,

    Et quand vient l'aurore j'entends en Orient,


    Le roulement des vagues imaginaires,

    Sur l'immensité des sables blancs,

    Et qui me fait encore penser au Caire.


    (3ème Prix des Jeunes décerné par la Société des Poètes et des Artistes de France en 1985)


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