• LA FEE CHOCOLAT

    (Première partie)


    Armande était une petite fille très gourmande qui appréciait tout particulièrement le chocolat. D’ailleurs, elle en mangeait tout au long de la journée. Sa maman, inquiète pour sa santé, lui répétait sans cesse :

    - Armande, arrête de manger du chocolat où tu deviendras aussi ronde qu’une mappemonde !

    Mais la petite fille n’écoutait pas sa maman et plus les jours passaient, plus elle devait faire des acrobaties pour rentrer dans ses jolies robes. Finalement sa maman décida de ne plus acheter de chocolat du tout, et c’est à partir de ce moment là que tout bascula. Car pour assouvir son goût immodéré pour le chocolat, Armande se mit à chiper les goûters de ses camarades de classe, jusqu’au jour où le maître la prit la main dans le sac. La petite fille devint la risée de la classe et l’instituteur la sanctionna lourdement.

    - Mademoiselle Armande, vous me copierez 1000 fois la phrase suivante : « Je ne volerai plus jamais le goûter de mes camarades », et vous ferez signer la punition par vos parents.

    Armande était bien malheureuse. Non seulement elle se trouvait grosse, mais elle venait de perdre tous ses amis. Et que diraient ses parents en apprenant qu’elle était une voleuse ? Lorsque la cloche sonna, elle s’enfuit de l’école et courut à en perdre haleine pendant une bonne heure. Elle s’arrêta à proximité d’une antique demeure délabrée.

     

    Armande s’aperçut rapidement que la porte d’entrée n’était pas fermée à clef, et en pénétrant dans la maison elle découvrit avec stupeur que les murs, les sols, les meubles, et la décoration étaient en chocolat. Elle se pinça pour s’assurer qu’elle n’était pas victime d’hallucinations, tout en grimpant une à une les marches de l’imposant escalier qui menait à l’étage. Epuisée par tant d’émotions, elle décida de se reposer un peu dans la chambre « chocolat au lait ».

    Elle sombra rapidement dans un profond sommeil. A son réveil, la nuit était tombée et son estomac criait famine. C’est alors qu’une magnifique jeune femme blonde apparut.

    - Bonjour, je suis la fée chocolat, sois la bienvenue dans ma maison.

    Bouche bée Armande se demandait si elle rêvait, tandis que la fée poursuivait :

    - Je sais que tu t’appelles Armande et que tu es la reine des gourmandes. Je sais aussi que depuis peu tu es devenue une petite voleuse bien malheureuse. J’ai un marché à te proposer. Si tu le souhaites, tu peux rester ici avec moi. Dans ce cas, tu pourras assouvir ta passion pour le chocolat puisqu’il ne t’aura pas échappé que toute ma maison est comestible. Par contre, en faisant ce choix, tu ne reverras plus jamais ni ta famille, ni tes amis.

    A SUIVRE...

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  • La farandole des notes.

     

     

     

    La Clef de Sol aimerait bien faire la farandole, s’envoler sur la gamme et mettre la partition en ébullition.

     

    Mais aujourd’hui, mesdemoiselles les petites notes ont décidé de n’en faire qu’à leur tête. Les unes voudraient chahuter, tandis que les autres préfèreraient se reposer. Elles sont tellement en désaccord qu’une cacophonie sonne bientôt le glas de leur belle harmonie.

     

     

    - Do, Do, Do, j’ai tellement sommeil que je voudrais dormir, dit le Do en baillant.

    - Ré, Ré, Ré, il faut toutes vous réveiller, clame le .

    - Mi, Mi, Mi, soyez raisonnables mes amies, entonne le Mi.

    - Fa, Fa, Fa, je me sens si bien dans mon sofa, constate le Fa.

    - Sol, Sol, Sol, apportez-moi un parasol, exige le Sol.

    - La, La, La, qu’est-ce donc que tout ce falbala, s’interroge le La.

    - Si, Si, Si, j’aimerais dormir aussi, se lamente le Si.

    - Do, Do, Do, dansons un petit rondo, propose le Do.

     

    Alarmée par tout ce tapage, la clef de Fa dégringole brusquement et rejoint la clef de Sol.

    - Que se passe-t-il chère amie ?

    - Mes petites notes ont pris la clef des champs, expliqua Clef de Sol.

    - Mais pourquoi le Do n’intervient-il pas ? Questionne Clef de Fa.

    - Le Do mineur est fatigué, quant au Do majeur il ne pense qu’à danser, déclare Clef de Sol.

    - Ce vacarme ne peut plus durer, s’écrie Clef de Fa ! Appelons les bémols à la rescousse.

     

    Et le ton des bémols fut suffisamment convainquant pour remettre les notes au diapason.

    - Do, Do, Do, je vais crescendo

    - Ré, Ré, Ré, je suis revigo

    - Mi, Mi, Mi, je sens que je frémis

    - Fa, Fa, Fa, piaffa le Fa

    - Sol, Sol, Sol, je suis un tournesol

    - La, La, La, j’adore tout ce tralala

    - Si, Si, Si, cette ronde est très réussie

    - Do, Do, Do, allons decrescendo!

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  • MARTIN LE LUTIN

    (Suite et fin)

     

    - Il a perdu la boule, murmura la belette à Mareuil.

    Quand il retrouva son calme, l’oiseau dit alors :

    - Sacré Merlin ! Il y a bien longtemps qu’il n’avait pas fait la blague de la statue d’or. Quel farceur !

    - Mais il ne s’agit pas de Merlin l’enchanteur, expliqua Martin. C’est le chêne blanc qui a jeté un sort à Astor.

    - Ha, Ha, Ha, Ha, mais justement, justement, reprit l’oiseau d’or. Merlin a toujours aimé se déguiser, et ce qu’il préfère, c’est se changer en chêne blanc. Vous comprenez maintenant ?

    - Saperlipopette ! Fit la belette. Je ne pense pas qu’Astor trouve cela très amusant.

     

    - Que faut-il faire pour que Merlin libère notre ami ? Demanda l’écureuil.

    - Aimez-vous les charades ? Questionna l’oiseau d’or.

    - Heu… ça dépend, répondit prudemment Martin.

     

    - Voici ce que nous allons faire, expliqua l’oiseau. Si vous trouvez la bonne réponse, je vous remettrai un œuf d’or que vous déposerez au pied du chêne blanc. Votre ami redeviendra alors un joyeux petit castor !

     

     

     

    - De toute façon, nous n’avons pas le choix, dit la belette en se grattant la tête.


    - Alors voici la charade :

    Mon premier est le contraire de haut

    Mon deuxième sert à faire des gilets bien chauds

    Mon tout est un mammifère marin de grande taille.

    L’écureuil, la belette et le lutin se concentrèrent puis ils se mirent à chuchoter :

    - Le contraire de haut c’est forcément bas, avança Mareuil.

    - Je suis d’accord ! Approuva la belette.

    - Avec quoi fait-on des gilets ? Demanda Mareuil.

    - Du coton, proposa Martin.

    - Ce qui donnerait BACOTON, résuma la belette. Mais ça ne veut rien dire !

    - Ou alors de la laine, suggéra le lutin.

    - BALEINE ! S’exclama Mareuil. C’est ça, nous avons trouvé.

    - La réponse est BALEINE, déclara Martin à l’oiseau d’or.

     

     

     

     

    Un « Poc » sonore retentit alors et les amis d’Astor découvrirent à leurs pieds un petit œuf d’or. L’oiseau avait disparu, probablement en quête d’une nouvelle cachette.

    Le lutin, l’écureuil et la belette prirent la poudre d’escampette, sans oublier d’emporter dans leur course folle le précieux œuf d’or. Ils retrouvèrent le chêne blanc, non sans difficultés, et s’en approchèrent avec prudence. Puis Martin fit rouler délicatement l’œuf jusqu’au pied de l’arbre et au moment où l’or toucha l’écorce du tronc, Astor retrouva son apparence.

    N’ayant conservé aucun souvenir de sa transformation, le castor considéra ses amis avec étonnement lorsqu’ils lui contèrent sa mésaventure. Cependant, si Astor doutait d’avoir été changé en statue d’or, il fit preuve à l’avenir d’une extrême prudence lors de ses petites escapades. Il avait perdu un peu de son assurance, mais il avait accordé une toute nouvelle confiance à ses 3 meilleurs amis.

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  • MARTIN LE LUTIN

    (Première partie)

     

     

     

    Il était une fois un petit lutin qui s’appelait Martin. Il vivait au cœur de la forêt de Brocéliande dans un gros champignon rouge et blanc. Martin était heureux au milieu de la nature et chaque jour il jouait avec ses copains les lapins, les daims et les écureuils. Son meilleur ami était un castor prénommé Astor.

     

    Intrépide et particulièrement curieux, Astor était un peu casse-cou, mais avec lui Martin partait à la découverte des sentiers oubliés, des petits ruisseaux ou des filets d’eau.

     

     

    Un matin, alors qu’un épais brouillard enveloppait la forêt, Martin et Astor décidèrent de se lancer dans une de leurs fameuses expéditions. Le castor marchait devant  en faisant bien attention de ne pas se casser la margoulette tandis que le lutin suivait prudemment, portant sur son dos un sac rempli de provisions.

     

     

     

    Ils cheminèrent ainsi jusqu’au grand chêne blanc, le plus vieil arbre de la forêt. Martin voulut l’éviter avec soin car il savait bien que le chêne était magique, mais Astor, poussé par la curiosité, trottina jusqu’au tronc qu’il caressa de sa belle queue.

    - Arrête malheureux ! Cria Martin. Personne n’a le droit de toucher au chêne blanc sinon…

     

    Avant que le lutin ne finisse sa phrase, Astor se changea en statue d’or. Martin avait les chocottes car pour la première fois il réalisait que la légende du chêne blanc était bien vraie. Il tritura les poils de sa barbe tout en réfléchissant. Puis il se décida à passer à l’action et sortit sa mini baguette magique.

    - Abracadabror faîte qu’Astor redevienne un castor !

    Un petit éclair jaillit du bout de la baguette en crépitant comme un pétard mouillé. Mais rien ne se passât, Astor était toujours couvert d’or.


     

     

     

     

    - Nom d’une petite noisette ! S’exclama Mareuil l’écureuil qui passait par là. On dirait que le chêne blanc  a jeté un mauvais sort à notre ami Astor.

    - Je n’avais encore jamais vu cela, déclara Martin l’air chagrin.

     

     

    - Saperlipopette ! Fit la belette en se faufilant près du lutin. Voilà que le castor ressemble à un trésor.

    - Ah mes amis, quelle catastrophe ! Déclara Martin. J’ai bien essayé une petite formule magique, mais le chêne blanc est vraiment plus puissant.

    - Demande de l’aide à l’oiseau d’or, suggéra Mareuil. Il paraît qu’il est le seul à pouvoir inverser les sorts de l’arbre magique.

    - Vous avez raison les amis, mais comment le trouver ?

     

     

    - Moi je sais, moi je sais, chantonna Gaspard, le renard. L’oiseau d’or vit dans le Val sans Retour, près de la rivière Mondétour. Suivez-moi, je connais le chemin.

     

     

     

    La petite troupe marcha longtemps dans la forêt car le brouillard était toujours aussi épais. Finalement le renard se figea et indiqua au lutin la direction de la rivière.

     

    - Je vous laisse là, expliqua Gaspard, car je n’aime pas beaucoup l’eau. Faites encore quelques pas, puis tournez à gauche devant l’érable. Vous verrez ensuite un bouleau de couleur bleu, l’oiseau d’or y a fait son nid. Bonne chance les amis !

    Un lutin, une belette et un écureuil avancèrent à pas de loup sur le sentier. Le bruit de la rivière se fit plus net à mesure qu’ils se rapprochaient du bouleau bleu. L’étrange cortège fit encore quelques pas avant d’apercevoir le nid de l’oiseau d’or.

     

    - Qui ose venir me déranger ici ! Siffla l’oiseau avec colère.

    - Nous avons besoin de ton aide, répondit Martin. Mon ami Astor a touché le chêne blanc et il s’est transformé en statue d’or.

    L’oiseau d’or fut alors pris d’un immense fou rire. Il riait tellement qu’il en pleurait. Martin et ses amis regardèrent l’oiseau  avec inquiétude.

    (A suivre...)

     

     

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  • Bubulle

    Bubulle a les écailles couleur corail,

    Qui le font ressembler à une petite canaille.

    Bubulle est farceur, il joue avec les algues,

    En agitant les nageoires, il fait des vagues !


    Bubulle aime faire des bulles lorsqu’il est très heureux,

    Quand il n’est pas content, Bubulle fait les gros yeux.

    Bubulle ne se met pas souvent en colère,

    Mais il ne supporte pas l’étoile de mer.

     


    Bubulle tourne en rond dans son aquarium trop grand,

    Il aimerait tellement découvrir l’océan !

    Bubulle rêve parfois qu’il est un grand requin blanc,

    Qui fait peur à tout le monde en montrant les dents.


    Bubulle aime regarder les petits enfants,

    S’amuser devant son aquarium trop grand.

    Mais ce que Bubulle préfère par-dessus tout,

    C’est leur distribuer des bulles de bisous !

    ©zebuchaton.com 2010


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