• MINI PUCE ET GROS POU

    (Suite et fin)

    - Bon d’accord, nous n’aurions pas du entrer chez vous sans y être invitées, mais ce n’est pas la peine de vous mettre dans un état pareil, déclara Mini.

    - D’ailleurs, Pfffffft, nous partons, fit Luce en entrainant sa copine vers la sortie.

    - Non ! Restez, supplia Gros Pou en reniflant bruyamment.

    - Il faudrait tout de même savoir ce que tu veux ! fulmina Mini qui se mit à tutoyer le pou. Tu nous demandes de partir et la minute d’après tu nous supplies de rester.

    - Oui, je suis désolé. Ne m’en veuillez pas, je suis un petit peu à cran en ce moment, expliqua le pou.

    - Il faut te détendre, dit Mini. Prends des vacances, va au soleil, bref, va voir ailleurs si les cheveux sont plus soyeux!

    - Non… Vous ne comprenez pas, reprit Gros Pou en pleurnichant. Depuis quelque temps je suis devenu allergique aux cheveux ! Vous imaginez : un pou qui tousse comme une vieille locomotive chaque fois qu’il approche un cheveu !

    - Vu sous cet angle, ça s’annonce mal, fit Luce avec compassion. Mais comment se fait-il que tu sois devenu allergique aux cheveux ?

    - C’est à cause de tous ces fichus produits, expliqua Gros Pou : un shampoing pour les pellicules, un autre pour les cheveux colorés, un p’tit coup de gel par ci, un p’tit coup de laque par là…

    Et Gros Pou fondit à nouveau en larmes !

    Les deux amies chipies comprirent à quel point ce pauvre pou était malheureux. Elles chuchotèrent quelques instants, puis Mini proposa :

    - Ecoute, je vis chez une vieille dame qui adore les tapis. Elle en a des gros, des petits, mais aussi quelques-uns avec des poils très longs. Tu pourrais peut-être t’installer dans un tapis moelleux, cela ne remplacera jamais tes cheveux, mais cela vaudrait la peine d’essayer. Et puis de temps en temps je te prêterai mon chien ! conclut-elle l’air coquin.

    Depuis ce jour, Mini Puce et Gros Pou sont les meilleurs amis du monde. Ils sont inséparables et ce qu’ils préfèrent par-dessus tout, c’est quand Pitch le caniche fait la ronde !

    ©zebuchaton.com 2011


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  • MINI PUCE ET GROS POU

    (Seconde partie)

    - Regarde ma puce, il y a une nouvelle boutique juste en face de la mienne, annonça Luce.

    - Oh mais dis-donc ma Luce, ne serait-ce pas un coiffeur par hasard ?

    - Tout pile ma puce ! Au début, je me demandais bien ce qu’il était venu faire dans le coin. Mais en deux jours à peine, il a réussi à se faire une belle clientèle avec tous les commerçants du quartier.

    - As-tu déjà jeté un œil à l’intérieur ? demanda Mini.

    - Non, ma puce, je t’attendais !

    Les deux chipies glissèrent le long des poils du teckel, et traversèrent l’allée au pas de course.

    - Hummm, ça sent drôlement bon ici, dit Mini.

    - Le coiffeur a tout un tas de bouteilles et de fioles qu’il répand sur la tête des clients, expliqua Luce.

    Puis elles s’enhardirent un peu plus à l’intérieur du salon de coiffure et découvrirent la réserve.

    - Oh ! C’est incroyable ma puce, il y a des tas de cheveux partout, s’exclama Luce.

    - Comme ils doivent être doux et soyeux, déclara Mini tout en écarquillant les yeux.

    - C’est une véritable piscine de cheveux, constata Luce.

    - Allons prendre un petit bain, suggéra Mini.

    Nos deux pipelettes plongèrent la tête la première dans cet océan de cheveux, lorsque tout à coup un cri strident retentit :

    - Aïe ! Mais ça ne va pas la tête ? Elles sont complètement zinzin ces deux là.

    - Hé ! Mais soyez un petit peu plus poli je vous prie, s’indigna Mini.

    - Qui êtes-vous d’abord, et que faites-vous là ? demanda Luce.

    - Je m’appelle Gros Pou, répondit le mal élevé, et j’habite ici. Tous les poux vivent dans les cheveux, c’est bien connu !

    Et subitement, sans crier gare, le pou se mit à pleurer.

    (à suivre...)

    ©zebuchaton.com 2011


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  • Chers petits lecteurs,

    Certains d'entre vous sont déjà en vacances,

    pour les autres c'est une question de jours.

    Je vous propose un nouveau conte, qui je l'espère, saura vous distraire.

    Bonne lecture!

     

    Mini Puce et Gros Pou

    (Première partie)


    Mini Puce habitait une fort belle maison, ou plus exactement elle avait décidé de s’installer chez Mamie Nelly, une délicieuse vieille dame qui possédait une magnifique demeure.

     

    Mini Puce aimait sauter dans les beaux tapis moelleux de Nelly. Elle y faisait du trampoline une bonne partie de la journée, et lorsqu’elle était un peu fatiguée, Mini partait faire une sieste dans les poils tous frisés de Pitch le caniche.

    Autant vous dire que la pauvre petite bête n’appréciait pas du tout de servir de matelas à cette puce. Car une fois qu’elle était reposée, Mini jouait à « saute frisettes » en slalomant à toute vitesse entre les bouclettes du caniche. Pitch commençait alors à se gratter frénétiquement avec sa patte, et quand Mini freinait des 4 fers et attaquait une petite salsa sur la queue du chien, ce dernier virevoltait sur lui-même à en avoir le tournis.

    Ce jour-là, Mini Puce se rendit en bus au marché aux puces. Comme tous les dimanches, Mamie Nelly partait faire le tour des brocanteurs et en profitait pour promener Pitch. Mini Puce se faisait alors toute jolie, et sautait sur le dos du chien.  Elle profitait ainsi de la chaleur des poils et du confort de l’autobus pour sa balade dominicale.

    Arrivée à destination, Mamie Nelly déambula dans les allées, contemplant de vieilles lampes, des meubles anciens, ou encore des instruments de musique. Mini Puce savait que la charmante grand-mère recherchait encore et toujours de nouveaux tapis, et qu’elle resterait un grand moment à farfouiller. Elle attendit donc que Mamie arrive près des marchands de tapis pour sauter de son taxi-chien.

    Car Mini avait rendez-vous avec sa copine Luce qui vivait sur le teckel à poil long d’un bouquiniste. Tous les dimanches elles papotaient à qui mieux-mieux comme seules les filles savent le faire. Il faut dire que Luce occupait une place de choix pour connaître tous les ragots du coin. Et justement, ce jour-là, il y avait une ENORME nouvelle.

    (à suivre...)

    ©zebuchaton.com 2011


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  • L'ETRANGE NOËL DE MONSIEUR MARCEL

    (Suite et fin)

    Figé l’instituteur avait la chair de poule et l’angoisse commençait à le gagner. Aussi, quelle ne fut pas sa surprise en découvrant le Père Noël passer la porte et se diriger vers lui.

    - Qui… Qui êtes-vous donc ? Bégaya l’instituteur.

    - Mais voyons, vous le savez bien, je suis le Père Noël !

    - Si c’est une plaisanterie, elle n’est pas drôle, explosa Monsieur Marcel.

    Puis, s’adressant à Nathan en pointant son index menaçant :

    - Jeune homme, si tu as voulu te payer ma tête, tu t’en repentiras !

    - Monsieur Marcel, pourquoi refusez-vous de croire en moi ? Questionna le Père Noël. Je vous connais depuis l’enfance, et vous avez toujours nié mon existence. Pas une seule fois vous n’avez été séduit par la magie de Noël, jamais vous n’avez décoré le sapin, et pire encore, lorsque vous êtes devenu instituteur, vous avez refusé ce plaisir à vos élèves. Cela ne peut plus durer, voilà pourquoi je suis venu vous voir en personne, conclut le Père Noël.

    Quand il comprit que le vrai Père Noël se trouvait dans sa classe, Monsieur Marcel s’affaissa sur une chaise, submergé par l’émotion. Une larme glissa sur sa joue et d’une voix très douce il répondit :

    - Mes parents étaient très pauvres et élevèrent péniblement leurs 5 enfants. Ils nous répétaient toujours que Noël était une fête pour les riches et que nous, pauvres paysans, n’avions rien à attendre ce jour-là. Jamais nous n’avons eu le droit de vous écrire pour demander des cadeaux, et à la maison, il n’y avait ni sapin, ni décorations le soir du réveillon. Alors, avec mes frères et sœurs, nous avons fini par penser que vous n’existiez pas, d’autant que nous n’avons jamais rien trouvé dans nos souliers le matin de Noël.

    - Mais Monsieur Marcel, à Noël c’est la naissance de Jésus que l’on fête ! Il est venu pour tous, riches ou pauvres. Lui pourtant il est né dans la paille…

    Le Père Noël avait écouté le récit de Monsieur Marcel avec beaucoup d’attention. Il caressa sa barbe, pencha un peu la tête, puis, s’adressant à l’instituteur, il demanda :

    - Monsieur Marcel, si vous aviez envoyé une lettre, quel cadeau auriez-vous souhaité recevoir ?

    Les yeux de l’instituteur s’illuminèrent, et sans hésitation il répondit :

    - Un train électrique ! J’en rêve depuis toujours.

    Et le vœu du vieil homme fut exaucé. Le Père Noël sortit un gros paquet de sa hotte et l’offrit à Monsieur Marcel. Avec beaucoup de précautions, il ouvrit son paquet et découvrit un magnifique train électrique.

    Le Père Noël laissa l’instituteur à son émerveillement, fit un clin d’œil à Nathan, qui croyait rêver tout éveillé, puis repartit dans un fracas de grelots.

    Lorsque Monsieur Marcel retrouva un peu ses esprits, il regarda Nathan avec une toute nouvelle bienveillance. Un sourire illuminait son visage et il rayonnait de bonheur.

    Désormais, nous fêterons Noël, ainsi que toutes les fêtes et les anniversaires, et je saurai être heureux quand les autres sont heureux, dit-il à son élève.

    Il prit la main du petit garçon, et tous deux partirent chez Madame Le Hen pour savourer enfin la délicieuse dinde de Noël.

    Nathan ne raconta jamais à personne ce qu’il avait vécu ce soir-là avec son instituteur. Mais il était heureux, car avec l’aide du Père Noël, ils avaient réussi à faire entrer dans le cœur de Monsieur Marcel la grande joie de Noël. 

    ©zebuchaton.com 2010


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  • Je vous propose de découvrir la première partie d'un conte que j'ai donné à l'association des parents d'élèves de l'école de Bambino. Les illustrations ont été faites par un parent d'élève. La couverture a été réalisée par les enfants de l'école dans le cadre des ateliers de Noël, et le conte a été vendu cette semaine au marché de Noël. Les bénéfices sont intégralement reversés à l'association des parents d'élèves et contribueront au financement de diverses activités pour les enfants.

     

    L'ETRANGE NOËL DE MONSIEUR MARCEL

    (Première partie)

    Il y a bien longtemps, dans une petite bourgade de Bretagne, vivait Monsieur Marcel, instituteur depuis trois décennies à l’école du village. Il passait pour être sévère, et ses élèves le craignaient, pourtant il avait un gros cœur et aimait beaucoup les enfants. Seulement voilà, Monsieur Marcel affichait un air triste à longueur de journée, il portait des costumes sombres, mêmes ses cheveux étaient devenus gris avec le temps. Alors forcément, il n’avait rien d’un bout en train, d’ailleurs dans sa classe on ne fêtait jamais ni les anniversaires, ni Noël.

    Justement, ce soir c’était le réveillon de Noël. Et comme tous les ans, Monsieur Marcel se rendit dans sa classe car il s’y sentait bien, et surtout parce que personne ne l’attendait à la maison. Madame Le Hen, la maman de Nathan, avait beaucoup d’affection pour Monsieur Marcel qui était également son voisin. Ce soir-là, elle demanda à Nathan d’inviter l’instituteur à partager leur dîner.

    Le petit garçon se rendit chez son instituteur et frappa à plusieurs reprises à la porte, sans succès. Il eut alors l’idée d’aller voir à l’école et il aperçut une lueur dans la classe. Nathan hésita un peu avant de rentrer dans la salle, mais au moment où il franchit le seuil de la porte, celle-ci se referma brusquement sur lui. Face au garçon se tenait Monsieur Marcel, une bougie à la main, grand, sombre et presque inquiétant.

    - Que viens-tu faire ici ? Rugit l’instituteur.

    Nathan avait la gorge sèche. Il déglutit avec difficulté avant de répondre apeuré :

    - C’est maman qui m’envoie vous chercher pour manger la dinde avec nous.

    - Tu la remercieras, mais je ne fête jamais Noël, tu m’entends, jamais ! S’exclama-t-il d’une voix rauque.

    Nathan entendait parfaitement, mais ne comprenait pas. Il décida que mieux valait ne pas contrarier Monsieur Marcel et se dirigea vers la porte. Mais elle était bloquée ! Il tourna et retourna la poignée dans tous les sens, il donna même un coup d’épaule dans la porte, mais rien n’y fit.

    - C’est coincé, je ne peux pas sortir, balbutia-t-il.

    Monsieur Marcel essaya à son tour, sans plus de bonheur. Il proposa alors à Nathan de sortir par une des fenêtres, mais aucune ne s’ouvrit. Tandis que la ville entière se préparait à festoyer, l’instituteur et son élève étaient bel et bien pris au piège. Nathan n’en menait pas large, d’autant que la bougie de Monsieur Marcel vacillait dangereusement et l’obscurité menaçait de s’installer.

    Soudain ils entendirent tinter des grelots, puis le bruit se fit plus précis au point qu’on aurait pu penser qu’ils sonnaient de l’autre côté du mur. Un léger souffle d’air passa sous la porte qui éteignit définitivement la bougie. Lentement la poignée tourna, les gonds de la porte grincèrent, laissant filtrer une lumière aveuglante.

    Instinctivement Nathan s’était réfugié derrière son instituteur, et ses dents claquaient comme des castagnettes.

    - Bonsoir Monsieur Marcel, fit une voix chantante.

    (à suivre...)

    ©zebuchaton.com 2010


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